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FORMATION / Quid du recrutement

La rubrique Formation et Métier a pour objet d'informer et de donner la parole à tous les lecteurs afin de s'exprimer et de réagir sur un thème qui concerne les différentes filières du monde des déchets.

L'environnement recrute beaucoup de profils différents mais peu d'experts en environnement …

Extrait d'une étude du Ministère de l'industrie effectuée en 2004.

Qu'en est il en réalité ?
Par Roselyne DEGRAIN
consultante
E mail roselyne.degrain@esgcadreal.com

Sommaire :
Qu'en pensent les entreprises ?
Quelles sont les réactions des instituts de formation, écoles et universités ?

 

Qu'en pensent les entreprises ?

  • Les formations longues
    Les DRH de façon unanime privilégient les formations d'ingénieurs. Les licences pro ou scientifiques de chimie, de biologie, d'énergétique sont également très demandées et trouvent leurs places dans les nouveaux projets de développement tels que la méthanisation.

  • Les formations courtes
    "C'est notre point d'inquiétude : nous trouvons des ingénieurs bac +3 ou +4 mais nous manquons de profils DUT, niveau agent de maîtrise, en logistique particulièrement"

    "Nous avons beaucoup de difficultés à recruter et en tout état de cause nous avons l'obligation de former pour respecter la réglementation concernant les consignes de sécurité. C'est un investissement lourd pour de petites et moyennes entreprises."

    "Le secteur des déchets n'a pas d'image positive auprès des jeunes et malgré nos interventions dans les lycées, non seulement nous peinons à recruter mais nous ne pouvons que constater le peu de motivation à conserver un poste."

  • Autres besoins
    La collecte des déchets industriels et urbains et le traitement des déchets s'inscrivent dans un cadre réglementaire en constante évolution, en réponse à des exigences de terrain de plus en plus contraignantes.

    La notion de développement durable implique un ou des systèmes de qualité.

    Un projet de développement se traduit par la définition et le suivi d'indicateurs directement liés à des normes environnementales dont la connaissance est dès lors incontournable.

    Le recrutement récent d'un responsable de communication sur un site Seveso a révélé la difficulté de trouver un profil qui allie expérience des matières dangereuses et formation en communication.

    C'est dans le cadre d'un projet en relation avec des collectivités locales que nous faisons appel à une formation généraliste en environnement commente une DRH.

    Certaines fonctions exigent une formation spécifique en environnement sans lesquels elles perdent leur substance.
 

Quelles sont les réactions des instituts de formation, écoles et universités ?

  • Les formations longues :
    Tous sont en relation de parrainage avec les entreprises majors du secteur et intègrent leurs besoins. Le programme ‘Procédés et Environnement’ de l’INSA Toulouse constate que 60 % environ de sa promotion se dirige vers l’éco- industrie.

    Les directeurs de programme sont néanmoins prêts à densifier leurs partenariats.

    Les entreprises, elles voient l’intérêt de stages et de contrats de professionnalisation qui accéléreraient l’intégration d’étudiants ingénieurs.

  • Les formations courtes :
    Les formations courtes BEP, Bac Pro, HE(hygiène environnement) ou anciennement HPE (hygiène, propreté, environnement) représentent le maillon faible. Elles sont de l’avis de nombre d’entreprises du secteur, trop généralistes, non adapté aux besoins du terrain.

    Le modèle du CAP Gestion des Déchets et Propreté Urbaine élaborée par le CFA de la Maison de Lunel ou le certificat de qualification professionnelle Dépollueur, Démonteur, Trieur récemment mis en place sont plus à même de répondre à leurs demandes.

    La réponse est donc sans ambiguïté : les entreprises réclament avant tout des opérationnels , des ingénieurs et techniciens , spécialisation environnementale souhaitée mais pas exigés, exception faite de fonctions directement liées à un cadre normatif

    Une communication sur les métiers de la collecte et du tri, des formations courtes pratiques contribueraient à une meilleure orientation des jeunes vers un secteur porteur d’emplois.


    La parole est à vous.