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DEEE

La collecte se déploie dans le bâtiment

Le réseau national des points d’apport pour les déchets électriques et électroniques (DEEE) du bâtiment continue de se développer, selon un communiqué du 19 juillet de l’éco-organisme chargé de la collecte et du recyclage des DEEE, Eco-systèmes.

A ce jour, 250 points d’apport permettent aux installateurs, artisans, électriciens et entreprises du bâtiment de venir déposer gratuitement leurs DEEE usagés (outillage, climatisation, chauffage, chauffe eau, ventilation...). Ces points de collecte se répartissent entre déchèteries privées, déchèteries publiques et centres dédiés aux DEEE.

« L’objectif est d’atteindre un maillage de 400 à 450 points d’apports », précise Guillaume Duparay, responsable du développement de la collecte chez Eco-systèmes. « Beaucoup de collectivités jouent le jeu et acceptent d’être référencées », se réjouit-il. Une base de données permet de lister les collectivités qui accueillent également d’autres flux de déchets d’activité, comme par exemple les gravats et autres rebuts de chantier qui accompagnent souvent les DEEE des artisans. « Il n’y a pas véritablement de segmentation entre DEEE ménagers et professionnels », explique Guillaume Duparay, « puisque le DEEE final qui est repris par l’artisan est souvent passé par le particulier d’abord ».

Depuis le partenariat signé en mars 2010 entre Eco-systèmes et la Fédération des grossistes en matériel électrique (FGME), les agences adhérentes de la FGME offrent deux solutions de reprise à leurs clients installateurs, artisans, électriciens et entreprises du bâtiment.

Ces derniers peuvent «rapporter directement les appareils usagés en agence lors de l’achat d’EEE neufs, si cette dernière s’est préalablement inscrite en tant que point de collecte», précise l’éco-organisme. Sinon, ils peuvent demander à leur agence la carte d’accès Eco-systèmes permettant de déposer gratuitement les DEEE dans l’un des points d’apport référencé.

Cette initiative est à distinguer du lancement de la filière mutualisée de collecte et de recyclage des DEEE pro de Recylum (voir JDLE 9 juin), qui vise plus particulièrement les lampes et éclairages usagés professionnels du bâtiment.

Selon les chiffres de l’Ademe, en 2009 au total 3.600 points de collecte « collectivités » étaient sous contrat avec un éco-organisme ménager, soit plus de 56 millions d’habitants desservis. 371.000 tonnes de DEEE ménagers ont été collectés en 2009, soit 5,7 kg par an et par habitant.

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement

EMBALLAGES

Où sont passés les déchets plastique de l’Atlantique ?

La Sea Education Association (SEA)[1] a publié le 20 août sur le site de la revue Science les résultats d’une recherche menée durant 22 ans sur les déchets de plastique (bouteilles, emballages) retrouvés dans l’Atlantique.

Si l’étude montre que de nombreux débris flottent dans l’ouest de l’Atlantique Nord, curieusement, la concentration de ces déchets n’a pas augmenté en 22 ans.

« En dépit de la hausse de la production industrielle de plastiques, la quantité retrouvée est restée stable », s’étonnent les auteurs de l’étude. « Cela signifie soit que les déchets sont restés à terre, soit qu’ils sont cachés quelque part dans l’Atlantique », précise Kara Lavender Law, auteure principale.

Toutefois, la quantité de déchets actuellement présente est très significative. Plus de 64.000 morceaux de plastique en 6.100 lieux d’échantillonnage différents ont été répertoriés annuellement. La plus forte concentration s'étend entre 22 et 38 degrés de latitude nord et constitue un véritable dépotoir. Cette masse rivalise avec «The Great Pacific Garbage Patch », la grande « soupe » de détritus du Pacifique, située à des centaines de kilomètres de la côte de Californie du Sud.

« Pour la première fois, nous avons été capables de distinguer les limites nord-sud de la région où s’accumulent les plastiques », explique Kara Lavender Law.

A la fin des années 1980, la première publication de la SEA révélait que des déchets plastique avaient été trouvés dans plus de 60 % des 6.136 remorquages effectués sur une durée de 22 ans. Ne dépassant pas les quelques millimètres, ces débris de déchets plastique représentent un danger pour la faune marine qui risque d’ingurgiter des matières toxiques.

« Si nous n’avons pas localisé davantage de déchets, c’est sans doute parce que les débris sont trop petits et n’ont pu être récupérés par les maillages des filets », tentent de comprendre les auteurs de l’étude. Autre hypothèse, les débris auraient sombré dans les sédiments, ou auraient été mangés par le plancton et les poissons.

Les accumulations de plastique « manquantes » pourraient être localisées grâce aux satellites, selon Nikolai Maximenko, de l’université de Hawaii.

[1] Organisation privée éducative du Massachusetts, du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), le plus grand institut mondial privé d'études océanographiques à but non lucratif, et de l'université de Hawaii.

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Biodéchets: la balle est dans le camp de la Commission

Les députés européens ont adopté une résolution le 6 juillet, dans laquelle ils réclament l’élaboration d’une proposition de directive sur les biodéchets d’ici la fin de l’année.

Selon les membres du Parlement européen, le tri sélectif des biodéchets (déchets biodégradables de jardin ou de parc, alimentaires ou de cuisine, ou encore provenant des usines de transformation de denrées alimentaires) devrait être intensifié. « Chaque année, entre 118 et 138 millions de tonnes de biodéchets sont produits dans l'UE. La mise en œuvre complète de la législation existante sur les biodéchets pourrait créer des bénéfices environnementaux et financiers d'1,5 à 7 millions d'euros ; jusque-là, elle n'a pas été suffisamment réalisée », indique le communiqué du Parlement du 6 juillet.

La résolution adoptée à main levée souhaite que la Commission prenne une directive spécifique qui encadrerait le tri sélectif obligatoire, le recyclage des biodéchets et une classification basée sur la qualité des différents composts issus de biodéchets.

C’est donc le retour de la question, plusieurs fois posée, mais qui n’a jamais eu de suite. La Commission avait publié en décembre 2008 un Livre vert sur la gestion des biodéchets dans l’Union européenne, en présentant ce concept comme récent dans la règlementation, différent des déchets biodégradables, « dans la mesure où les biodéchets n’incluent pas le papier ».

Dans ce document, la collecte séparée est proposée pour ramasser les déchets de cuisine avec les déchets municipaux solides (DMS) mixtes. « Ainsi, le pouvoir calorifique des DMS peut être utilisé en vue de produire un compost de qualité supérieure et de faciliter la production de biogaz », précise la Commission. Le compost ainsi obtenu contribuerait également à la régénération des sols et au recouvrement de décharges. L’agriculture en profiterait également en remplacement des engrais chimiques. La récupération séparée des biodéchets ne semble avoir que des avantages. « Cependant, l’optimisation de ce système peut se révéler difficile, dans la mesure où il faudrait bouleverser les habitudes des citoyens », prévient le Livre vert.

Les autres modes de gestion de ces déchets sont passés en revue, comme la mise en décharge ou l’incinération, qui ont des incidences environnementales non négligeables. En effet, quand les biodéchets sont mis en décharge, « la décomposition des biodéchets produit du méthane et génère des substances qui peuvent contaminer le sol et les eaux souterraines. Les décharges génèrent également des aérosols biologiques, des odeurs et constituent une nuisance visuelle. Elles occupent, par ailleurs, un espace important, qui représente une perte irrécupérable de ressources et de terres », énumère le Livre vert.

Quant à l’incinération, celle-ci se fait généralement avec celle des déchets ménagers spéciaux. « Cette technique peut être considérée comme une valorisation énergétique (…). Elle peut se faire par cogénération d’électricité et de chaleur avec condensation des gaz de fumée afin de récupérer de l’énergie ». Mais les ONG environnementales rappellent que l’incinération des déchets génère des gaz à effet de serre, et d’autres polluants comme les dioxines.

A la Commission, donc, de trouver le texte de compromis qui permettra d’encadrer cette filière en prenant en compte les avantages et inconvénients de chaque procédé de gestion.

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement

Traverses et poteaux pollués cherchent repreneurs

Ils ne le savent peut-être pas, mais les nombreux particuliers qui récupèrent des traverses de chemin de fer ou des poteaux téléphoniques pour leur jardin ou même leur maison, sont propriétaires de déchets dangereux. Face aux risques sanitaires encourus, le ministère chargé de l’Ecologie a signé une charte d’engagement aujourd’hui jeudi 15 juillet avec les différents opérateurs concernés (1).

Objectif : organiser, conformément aux engagements pris lors du Grenelle de l’environnement et au plan d’actions déchet 2009-2012, une nouvelle filière de réutilisation et d’élimination de ces bois traités pour leur protection à la créosote ou aux sels de cuivre-chrome-arsenic (CCA), des substances hautement toxiques et cancérigènes.

Les traverses et poteaux traités à la créosote sont destinés à un usage exclusivement professionnel, en vertu de la réglementation (2). Leur vente au public est interdite. « Toutefois une disposition ambiguë introduit une dérogation que la SNCF (et RFF, ndlr) utilise pour se livrer à une dispersion de ‘déchets dangereux’ qui, à travers tout un réseau de revendeurs, finissent par échouer chez des particuliers » rappelait l’association Robin des Bois en août 2008. Aujourd’hui, on retrouve ces bois disséminés un peu partout en France : dans les potagers, pour les box des chevaux, en sol de terrasses, aux abords des piscines des particuliers, mais également à l’intérieur, en guise de linteaux.

Cela fait plus de quatre ans que l’association alerte l’opinion publique. « Les contacts répétés sur la peau de ces bois traités peuvent exposer tous les usagers à des risques », prévient Jacky Bonnemains président de l’association.

La créosote, classée cancérogène de catégorie 2 par l’UE (effet suspecté), est effectivement nocive de différentes manières. Par inhalation (vapeurs toxiques et irritantes pour les yeux et les voies respiratoires), par combustion (dégagement de gaz toxiques) et par contact cutané (cancers cutanés en cas de contacts répétés et prolongés). Il en va de même pour les sels de CCA, qui peuvent induire des risques d’intoxications par l’arsenic, substance cancérogène de catégorie 1 (effet avéré).

« 80.000 tonnes de bois traités usagés sont retirées chaque année des réseaux d’infrastructures de RFF, France Telecom et ERDF», a relevé Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, peu avant la signature de la charte. Cela suffit pour créer une nouvelle filière d’élimination. « Pour changer des lois et des règlements, déjà très nombreux, l’instrument contractuel a été jugé préférable, dans le sens où des éléments scientifiques nouveaux doivent encore intervenir », a-t-elle précisé. Car le bois traité ne peut pas aujourd’hui être remplacé par n’importe quel matériau. Le béton, par exemple, ne peut faire l’affaire, et les bois tropicaux, naturellement imputrescibles comme l’Azobe, ne sont pas une solution durable. Une solution scientifique doit donc être trouvée pour garantir à ces bois une durée de vie de 30 à 40 ans.

La charte signée le 15 juillet prévoit que les traverses ou poteaux en fin de vie seront assujettis à une obligation de traçabilité. Les bois traités usagés des signataires ne pourront désormais plus être mis sur le marché de l’occasion sans une telle procédure. « C’est un important pas en avant », se félicite Hubert du Mesnil, président directeur général de RFF, qui précise que les traverses de chemin de fer ne sont plus revendues depuis un an. Et de poursuivre : « Le développement d’une nouvelle filière industrielle de récupération de ces bois va permettre de créer un véritable marché, et des débouchés emplois verts ».

France Télécom (Orange), qui utilise les poteaux en bois traités comme appuis des lignes aériennes de communication, a pris de l’avance, puisqu’elle a interdit progressivement depuis 2000 la réutilisation de ces poteaux traités. L’entreprise a également réduit les traitements par créosote et aux sels de CCA. Les substances utilisées aujourd’hui sont moins concentrées que celles des années 1970. Enfin, une filière de récupération a été mise en place, dans l’Isère : les bois sont broyés puis servent de combustibles dans les fours de cimenterie. « Nous éliminons 300.000 poteaux (12.000 tonnes) pour un coût de plus d'un million d'euros par an », a indiqué Marc Fossier, directeur exécutif responsabilité sociale d'entreprise chez Orange. « Il faudra d’abord organiser la filière avant de construire d’autres lieux de destruction et d’incinération de ces déchets dangereux en France », a-t-il précisé.

En attendant les résultats de l’engagement pris aujourd’hui, le stock historique de traverses et poteaux traités devra être éliminé progressivement, afin notamment d’éviter la pollution des sols et les incendies qui peuvent se déclencher dans les lieux où ils sont entreposés en masse.



(1) Réseaux ferrés de France (FRR), France Telecom (FT), Electricité réseau distribution France (ERDF), la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’association Robin des Bois

(2) Arrêté du 2 juin 2003, article R. 521-15-1 du code de l’environnement

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement

Team2, un pôle de compétitivité qui fédère

Une quinzaine de projets d’entreprises qui concernent le traitement, le recyclage et la valorisation des déchets et des sédiments pollués ont été sélectionnés par le pôle de compétitivité Team2, annonce le journal La Tribune le 19 août.

A l’origine de l’initiative, un groupe d’industriels et de laboratoires de la région Nord-Pas-de-Calais conscients du gisement conséquent de déchets de la région, polluée par des siècles d’industrialisation : environ 30 millions de tonnes par an dont la majeure partie serait à valoriser.

Le service du développement des éco-entreprises (CD2E) commence par fédérer entreprises et laboratoires de la région sur cette problématique des déchets. En 2006, le pôle Team (Technologies de l’environnement appliquées aux matières et matériaux) voit le jour, avec pour objectif de favoriser la transformation de ces déchets en de nouvelles matières premières.

En mai 2010, Team2 reçoit la labellisation « Pôle de compétitivité en écotechnologies ». La Région Nord-Pas-de-Calais devient un pôle français et européen de référence pour les technologies de recyclage et de valorisation des déchets.

Aujourd’hui, c’est le seul des 6 derniers pôles labellisés à fédérer autant de PME[1] aux côtés des groupes Sita et Veolia, selon La Tribune. Avec un budget global d'une dizaine de millions d'euros, Team2 orientera ses actions en priorité sur les déchets minéraux et organiques ainsi que sur le verre et les métaux. Le pôle devra relever certains défis liés aux difficultés technologiques rencontrées lors de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets.

« Team2 représente l’opportunité pour tout producteur de déchets de rejoindre un groupe de travail associant recherche et compétences professionnelles, en vue de transformer ses déchets en nouvelles matière premières », précise le Centre ressource du développement durable du Nord-Pas-de-Calais.

[1] 50 entreprises (dont 26 éco-entreprises), 22 centres de recherche, laboratoires, universités ou établissements d’enseignement supérieurs et 9 groupements, syndicats ou organismes professionnels

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement

PNEUMATIQUES

Valoriser les pneus usagés:

L’éco-organisme Aliapur, en charge du recyclage des pneus usagés, a publié le 15 juillet le document de référence de l’analyse du cycle de vie (ACV) pour neuf voies de valorisation des pneus usagés non réutilisables. La société a réalisé une évaluation environnementale comparative de différentes alternatives, afin « d’identifier les points forts et les points à améliorer de chaque voie de valorisation ainsi que de l’ensemble de la gestion des pneumatiques usagés ».

300.309 tonnes de pneus ont été collectés et valorisés en 2008. La collecte a été réalisée auprès de 40.000 détenteurs et distributeurs sur tout le territoire, vers 90 centres de tri. Il existe 11 sites de transformation (regroupement et préparation à la valorisation, au broyage...) et 27 valorisateurs situés majoritairement en France mais également en Suède (chaufferie urbaine), au Maroc (cimenterie) et en Finlande (travaux publics).

Les pneus usagés sont réutilisés de différentes façons. Le document de référence a étudié neuf voies de valorisation représentatives de la filière. Quatre d’entre elles sont dites «destructives» : valorisation énergétique ou matière en cimenterie, fonderie, aciérie, chaufferie urbaine. Les cinq autres sont classées « non destructives » : fabrication de granulats pour bassins de rétention, bassins infiltrants, objets moulés, sols synthétiques et équestres.

Pour l’ensemble des voies de valorisation, les impacts environnementaux ont été calculés pour un même service rendu. L’étude a retenu huit indicateurs[1] reconnus en matière d’ACV. « Les bilans environnementaux calculés montrent que, quelle que soit la voie de valorisation étudiée et quel que soit l’impact auquel on s’intéresse, la gestion des pneus en fin de vie se traduit dans la majorité des cas par un bénéfice environnemental significatif », relève Aliapur. En d’autres termes, pour les voies de valorisation étudiées, il est toujours intéressant d’investir sur les « étapes amont » que constituent la collecte, le tri et le broyage/granulation pour essayer de valoriser le potentiel des pneus usagés.

Pour donner un exemple concret, fabriquer du gazon synthétique avec des pneus usagés permet d’économiser l'eau de 6.400 douches chaque année. En effet, le fait de préférer le granulat de pneu à la place du mélange des produits habituels pour un terrain de foot synthétique (granulat de caoutchouc), permet de recycler environ 250 tonnes de pneus usagés, soit 35. 000 pneus de voiture. On économise chaque année et pour chaque terrain l’équivalent de la consommation annuelle d’énergie pour le chauffage de 27 logements moyens (80 m², 250 Kwh/m²/an).

De même, le fait d’utiliser des pneus usagés pour fabriquer des objets moulés permet l’économie de 399.220 litres de gasoil chaque année. Leur utilisation en aciérie économise la consommation d’eau de 158 personnes chaque année et en préférant le broyat de pneu au charbon pour se chauffer, on économise chaque année par chaufferie l’équivalent de l’émission annuelle de CO2 générées par 10.000 véhicules récents émettant 130g de CO2 par km et parcourant 12.000 km par an.

Alipur conclu en indiquant que "les résultats obtenus permettent également de relativiser la hiérarchie des déchets mentionnée dans le cadre de la Directive 2008/98/CE relative aux déchets". Il apparait ainsi que les voies de recyclage ne présentent pas de manière systématique des bilans environnementaux plus intéressants que les voies de valorisation énergétique.

Auteur : Célia Fontaine - Journal de l'Environnement