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Bilans des filières de recyclage d'Emballages ménagers

Au cours de l’année 2001, 36,5 Mt de déchets à recycler ont été collectés chez les industriels et par les collectivités locales. La participation des collectes sélectives de déchets ménagers à ce résultat global reste modeste, puisqu'elle s'élève en 2001 à 2,4 Mt (soit environ 6,2 % du total) dont près de 70 % de verre.
Le Cercle National du Recyclage (CNR) a publié à l'automne son analyse annuelle des rapports d'activité des filières Eco-Emballages et Adelphe, où sont synthétisés les résultats des filières dédiées aux déchets d'emballages ménagers (DEM).
Pour les deux sociétés, l'année 2001 a été marquée par l'arrivée à échéance au 30 juin de certains objectifs qui leur étaient assignés dans le cadre de leur agrément. Sur ce point, on constate la réalisation de la plupart des objectifs par Eco-Emballages à l’exception des plastiques pour lesquels le taux de recyclage de 15 % n’est pas atteint. Avec un taux de recyclage et de valorisation d’environ 20 %, Adelphe n'est pas parvenue à atteindre les objectifs fixés.
L'année 2001 est celle de la première application sur douze mois du nouveau barème amont, ce qui explique essentiellement la hausse entre 2000 et 2001 des contributions perçues par les sociétés agréées. En 2000, le total des contributions perçues par Adelphe et Eco-Emballages avec application du nouveau barème sur les trois premiers trimestres s’élevait à 178 M€. En 2001, ce total atteint 207 M€.
Pour Adelphe, la part relative des sommes allouées aux collectivités locales en 2001 représente 67 % de la totalité de ses dépenses, en augmentation par rapport à 2000. Pour Eco-Emballages, cette part s’élève en 2001 à 88 % (en augmentation par rapport à 2000).
Pour autant, le CNR estime toujours que ces sommes sont insuffisantes pour traduire la responsabilité réglementaire des industriels qui mettent sur le marché des produits emballés à destination des ménages. Au niveau de la collectivité locale, ces soutiens correspondent à moins de 5 % du coût total de l’élimination de l’ensemble des déchets ménagers alors que les DEM constituent plus de 30 % (en poids) du contenu de la poubelle des ménages. On constate ici les effets de la limitation du versement des soutiens aux collectivités locales aux seuls DEM valorisés.
En définitive, l’essentiel du coût d’élimination des DEM reste à la charge des collectivités et donc des contribuables. Le CNR souhaite donc l'application totale du principe pollueur-payeur avec ajustement du barème des contributions sur la prise en compte des coûts globaux supportés par les collectivités locales. En corollaire, les soutiens doivent leur être versés quel que soit le mode d’élimination des déchets d’emballages ménagers, et quelle que soit la filière de reprise choisie.

Structures

Un nouveau directeur chez Adelphe

Jean Luc Tisseuil, ancien délégué général de Federec vient d'être nommé directeur d'Adelphe par le président Georges Ortola. Il succède à Pierre Persichetti. Après son passage dans un groupe industriel privé le nouveau directeur est riche d'une expérience professionnelle du management de l'entreprise et doté d'une connaissance approfondie du recyclage et de la valorisation. Il arrive à un moment où Adelphe est appelée à jouer "un rôle d'interface entre les metteurs en marché contributeurs, les collectivités locales et les industriels concernés par les différentes filières de valorisation". Adelphe qui consolide sa contribution au recyclage du verre a signé plus de 200 contrats multimatériaux. La société apporte son soutien à plus de 3 millions d'habitants bénéficiant de la collecte sélective.

La collecte du PSE s'emballe

Pour anticiper l'échéance du 1er juillet 2002 le GIE Eco PSE avait mis sur pied en janvier 2002 un réseau de points de collecte destiné à favoriser la collecte des emballages professionnels en PSE auprès des artisans, PME/PMI et du petit commerce.

A la fin du premier semestre une cinquantaine de points d'apports volontaires étaient disponibles. Primitivement structuré autour des fabricants et recycleurs d'emballages PSE le réseau s'est élargi progressivement depuis aux fabricants de blocs et de plaques de PSE du secteur du bâtiment au point de créer une quinzaine de points d'accueil supplémentaires. Tous accueillent sur simple demande tout détenteur de gisement diffus.

L'existence de ce réseau ouvre de nouvelles perspectives à partir des points de collecte existants et stimulent les initiatives. C'est ainsi qu'une première dizaine de déchèteries ouvertes aux DIB élargissent leur collecte aux emballages PSE. A la demande de plusieurs départements le Groupement étudie la possibilité d'implanter des conteneurs PSE dans leurs parcs de déchèteries et réalise un test avec la Chambre de métiers de la région Centre afin d'envisager une opération plus large. Enfin, l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie adhère à la démarche en proposant le renfort de ses 200 correspondants environnement qui viennent en appui quotidien aux petites entreprises notamment sur la question de la gestion de leurs déchets.

Le GIE se réjouit de la tournure de cette collecte annoncée comme quasiment impossible.


Entreprises

Pour stimuler la collecte du papier...

Le groupe finlandais papetier Stora Enso va mettre en service en juin 2003 sur le site de la ville belge de Langerbrugge la plus grande machine de papier journal au monde utilisant des fibres 100 % recyclées (PM4). Sa capacité de production sera de 400 000 t/an. Le papier sera récupéré sur un rayon de 300 km autour de l'usine qui comprendra une installation de désencrage. La montée en puissance de la machine qui atteindra sa pleine capacité en 2005 permettra au marché local de faire progressivement face à la demande. Les boues de traitement seront incinérées dans la centrale électrique de 75 MW alimentée par biocombustible qui produira 10 % des besoins énergétiques de l'installation.

Pressor et Gallicier passent sous contrôle d'un fonds d'investissement

Par l'intermédiaire de MidCap le fonds d'investissement Partenaires Gestion via la holding Orca a pris le contrôle des groupes Pressor et Galicier spécialisés dans les équipements de transport et de conditionnement des déchets industriels. Son contrôle s'exerce sur 57,4 % du capital. Claude Boulé (Pdg de Pressor) et Jean François Bedos (Pdg de Gallicier) fondateurs des deux groupes détiennent 42,6 % à eux deux. Les deux sociétés interviennent sur le marché de la conception et de la réalisation de centres de tri de déchets ménagers issus de la collecte sélective et fournissent indépendamment des équipements de transport et de conditionnement des déchets industriels. La gamme de leurs produits est composée de broyeurs, compacteurs, et presses à balles. Pressor est particulièrement présent dans l'industrie par l'intermédiaire de prestataires de services qui offrent traitement et conditionnement des déchets. Gallicier s'est bien implanté sur le secteur de la grande distribution et de la distribution spécialisée où ses équipements participent à la gestion des emballages issus du tri sélectif : papier, carton et plastique.

Les deux groupes réalisent ensemble 40 ME de chiffre d'affaires. L'arrivée du fonds d'investissement doit leur permettre de se développer à l'international.

Onyx poursuit sa croissance anglaise

Après ceux de Bromley, Sheffield et Portsmouth remportés au cours des 18 derniers mois, Onyx, la division propreté de Vivendi Environnement, a été retenue pour l'attribution du contrat de gestion globale des déchets ménagers de la ville de Brighton & Hove et du Comté de East Sussex en Angleterre comprenant collecte, valorisation et traitement. Onyx construira un centre de compostage de déchets verts pour produire 70 000 t/an de compost, un centre de tri et de recyclage d'une capacité de 80 000 t/an et une unité de valorisation énergétique d'une capacité de 225 000 t/an. La région concernée accueille 750 000 habitants Le contrat d'une durée de 25 ans devrait être signé début 2003. Le groupe proposera de garantir des niveaux de recyclage et de récupération dans le respect des objectifs fixés par le gouvernement britannique.

Collectors rejoint le cercle des certifiés Iso 14001

Depuis octobre dernier la firme de Mornant (69) est la seule entreprise française de récupération de consommables informatiques et bureautiques à avoir obtenu la certification environnementale. Créé en 1996 par Fabrice Legriffon, l'entreprise a collecté 250 000 unités en 2000, 1 million en 2002 et espère atteindre 3 millions en 2003 sur un marché estimé à 10/12 millions d'unités collectées chaque année sur 50 millions vendues. Les cartouches d'encre (laser et jet d'encre), toners de photocopieurs et rubans encreurs sont récupérés sur simple appel des entreprises gratuitement dans toute la France puis acheminés par transport réglementé et déclaré jusqu'au centre de tri de Mornant. Ils sont ensuite triés selon leur état et identifiés par marque et modèle puis stockés avant d'être envoyés vers les différentes filières de valorisation. Les papiers, cartons et plastiques qui sont les seuls déchets générés par le process sont triés et éliminés dans le cadre du tri sélectif.

Dans le Nord Séché réajuste son périmètre

Le groupe Séché a cédé le 1er octobre son activité ferrailles et métaux non ferreux exercée jusqu'ici par sa filiale Établissements Jean Vandamme, à la SAS Établissements Fabien Vandamme. Cette entreprise conserve le nom commercial de Vandamme Recyclage et exerce son activité de récupération et de valorisation des métaux au 10 impasse des Salines à Calais. Les activités conservées par Séché dans la région du Calaisis portent désormais le nom de Opale Environnement et sont centrées sur le traitement des déchets et les métiers qui s'y rattachent à l'amont tels la collecte et le tri. Le siège social d'Opale Environnement a été transféré rue Marcel Doret à Calais (62100).

Régénération des bouteilles plastiques

L'usine Sorepla de régénération des plastiques installée à Neufchateau (Vosges) est passée au premier semestre de cette année d'une capacité annuelle de régénération de 15 000 t à 45 000 t/an de bouteilles et flacons plastiques ménagers de PEHD et PET. La société est contrôlée majoritairement par le holding Hollandais Envipco. Les autres actionnaires sont Sorema, constructeur italien de matériel de régénération et Espac, filiale de Sita du groupe Suez. Avec sa nouvelle extension de 20 000 m2 qui a nécessité un investissement de 8 ME, le site de régénération est devenu le plus important d'Europe. La nouvelle ligne s'est notamment équipée de moyens techniques supplémentaires au niveau des machines de sur-tri en cascade. La matière première utilisée est principalement constituée des bouteilles plastiques issues du système mis en place par Eco-Emballages via Valorplast. Grâce aux procédés mécaniques de prélavage, tri complémentaire, broyage, lavage, séparation, séchage et conditionnement, dont sont dotées les chaînes de traitement, les bouteilles et flacons sont transformés en paillettes ou granulés de qualité constante qui sont remis en tant que nouvelle matière première aux industries de la transformation des matières plastiques. Quel que soit l'état de la matière entrante les produits mis sur le marché par Sorepla ont des caractéristiques conformes aux cahiers des charges des clients en matière de taux d'humidité, de niveau de propreté, de granulométrie et de compositions précises. Sorepla est certifiée Iso 9002.

Stabilisation biologique à Lorient

L'agglomération du Pays de Lorient a choisi le projet de Linde Techniques de l'environnement (division ingénierie du traitement biologique des déchets du Groupe Linde AG), en groupement avec la société morbihanaise Sovaco Fily du groupe Eiffage Construction et le cabinet d'architecte lorientais Caubert. L'appel d'offres européen sur performance que viennent de remporter les entreprises concerne la réalisation du centre de traitement des déchets ménagers d'une capacité de 81 000 t/an et comprend une unité de compostage de biodéchets collectés en porte à porte et une unité de stabilisation biologique de la fraction résiduelle des ordures ménagères avant stockage en centre d'enfouissement technique pour déchets non dangereux. L'investissement clé en main s'élève à 24 ME TTC

Le concept de pré-traitement qui combine et optimise des étapes de traitement éprouvées connaît actuellement un fort développement en Allemagne, marché historique de Linde, où il s'appuie sur une réglementation favorable.

Le pré-traitement biologique comporte essentiellement deux phases de traitement : une phase mécanique et une phase biologique. Elles ont des objectifs spécifiques.

- Le traitement mécanique (broyage, criblage, humidificationS) prépare les déchets pour leur dégradation biologique. Il permet d'augmenter les surfaces de contact entre les déchets et les micro-organismes pour accélérer la vitesse de décomposition de la matière organique et valoriser ou éliminer une partie des déchets non biodégradables ou toxiques (ferrailles, fraction à haut pouvoir calorifique, etc.).

- Le traitement biologique dégrade la matière organique contenue dans les déchets et la stabilise afin de réduire les tonnages à enfouir.

La stabilisation biologique trouve en Bretagne sa première application sur le territoire français avec l'unité de Lorient qui devrait produire à partir de 57 000 t/an de fraction résiduelle des OM, un déchet ultime sec et stabilisé destiné à l'enfouissement. Le procédé développé à Lorient est en effet prévu pour réduire le tonnage des déchets à enfouir de 40 %. Dans l'usine, le déroulement de la phase de dégradation biologique demandera 3 semaines suivi de 2 semaines pour l'étape du séchage et de la stabilisation finale. Cette étape s'effectuera en tunnels Linde dans des réacteurs de fermentation accélérée entièrement clos et dont l'air usé sera acheminé sur une installation de désodorisation biologique. Le process se déroulera sous l'assistance d'un dispositif de paramétrage et de contrôles continus très développé (température, oxygène, humidité, recirculation d'air). De nombreux automatismes seront mis en Šuvre notamment pour vider un tunnel et en recharger un nouveau lors d'une phase de retournement. Le séchage grâce à un dispositif de recyclage de l'air usé bénéficiera de la chaleur ventilée de la fermentation qui s'effectuera à 60/70 °C pendant 4 jours au cours desquels la perte de masse due à une diminution de la matière organique et à la teneur en eau aura pour avantage d'augmenter la densité des déchets.

Le centre de traitement des déchets de Lorient comprendra aussi une unité de compostage de 16 000 t en tunnels Linde à partir d'une collecte de déchets fermentescibles que la collectivité à prévue de mettre en place. Cette unité devrait produire 6400 t/an de compost mûr correspondant à un amendement organique de haute qualité : compost hygiénisé d'une maturité Rottegrad iV-V selon la norme allemande.


Collectivités

Collecte des déchets flottants

La région Aquitaine a réalisé fin octobre un test de ramassage des déchets flottants marins sur le littoral qui s'est avéré suffisament concluant pour qu'elle poursuive l'expérimentation pendant 4 mois. Cette opération à son origine dans une initiative pragmatique des marins pêcheurs. Le programme lancé par la région organise le ramassage en mer puis le tri et le traitement à terre des déchets repêchés. Les marins pêcheurs aquitains sur l'eau et un groupement d'entreprises spécialisées sur terre se partagent la mission. Le financement du programme s'élève à 250 880 E et inclut une prime de 35 880 E destinée aux pêcheurs. Les résultats du bilan de l'opération pourraient être les déclencheurs d'une opération de plus grande échelle.

Statistiques

La Suisse montre l'exemple

Selon la dernière statistique de l'Office fédéral de l'environnement (OFEFP), en l'an 2000, près de la moitié des 4,73 millions de tonnes de déchets suisses ont été recyclés. Cette année là, chaque habitant a produit en moyenne 660 kg de déchets, dont 297 ont fait l'objet d'un recyclage, selon l'OFEFP. La Suisse compte parmi les pays d'Europe qui recyclent le plus de papier (64 %), de bouteilles en PET (82 %), de verre (91 %) et d'aluminium (91 %) en Europe. En revanche, la valorisation organique pourrait gagner davantage de points. Chaque année, 300 000 tonnes de déchets fermentescibles sont brûlées au lieu d'être compostés.

Management environnemental

Certification Certirec pour les entreprises de recyclage

Fruit d'un partenariat avec les professionnels du recyclage réunis dans Federec et les représentants des producteurs et utilisateurs de matières premières secondaires, BVQI (Bureau Veritas Quality International) a élaboré 9 référentiels de certification de service pour 9 des filières du recyclage, chacun comprenant la liste des caractéristiques du service rendu pour la filière concernée :


  • - métaux ferreux,

  • - métaux non ferreux,

  • - papiers et cartons,

  • - textiles,

  • - plastiques,

  • - verres,

  • - palettes,

  • - solvants

  • - consommables bureautiques.


Ces référentiels ont été validés par un comité de certification et leurs caractéristiques certifiées ont été publiées au Journal Officiel le 17 mars dernier. Ce comité composé de représentants de la profession du recyclage, d'industriels utilisateurs et/ou de producteurs de matières premières secondaires, d'experts en gestion des déchets et des administrations concernées est maintenant chargé de contrôler le processus de certification. Sur les 1 000 entreprises adhérentes à Federec (le secteur d'activité représente 3 700 entreprises en France) 20 % des entreprises pourraient être interessées. La certification de service des professionnels du recyclage représente une opportunité pour celles qui choisissent de répondre aux exigences des clients des matières premières secondaires qu'ils valorisent à partir des déchets récupérés. Car l'élargissement des débouchés et de l'utilisation de ces matières premières par l'industrie entraîne une augmentation parallèle des exigences qualitatives. D'autre part, avec la certification l'entreprise dispose d'un outil de mesure et d'amélioration de la qualité de ses prestations qui constitue en lui même un avantage concurrentiel.

Amal Doghmi chargé du projet certification de service des entreprises du recyclage au sein du Bureau Veritas s'appuie sur un réseau de 200 auditeurs et sur les spécialistes en matière de gestion des déchets du groupe. La certification de services prévue par le Code de la consommation est accordée pour une durée de 3 ans.

Quinze entreprises membres de Federec ont déjà adhéré à la démarche et 4 sont déjà certifiées : Ipac SA (33), Big Bennes (77), Nadale SA (31) et Laborie Industrie Environnement (65). Une vingtaine d'autres entreprises sont en phase d'approche préalable. Nadal SA de Toulouse s'est vu officiellement remettre la certification de service Certirec le 28 novembre à Pollutec Lyon sur le stand BVQI.


Adivalor s'affiche

Le pictogramme en version noire d'Adivalor sera progressivement apposé sur les étiquettes des emballages des produits phytosanitaires mis sur le marché par les sociétés partenaires de la filière de gestion des déchets phytosanitaires pour la prochaine campagne 2001-2002. Sont concernés dans un premier temps les emballages plastiques d'une contenance inférieure ou égale à 25 l. Agriculteurs ou distributeurs peuvent ainsi identifier les fabricants ou importateurs qui contribuent au financement de la filière de gestion des déchets phytosanitaires gérés par Adivalor.

Initiative

Tentative de tri sélectif en haute mer

A quelque chose malheur et bon dit l'adage. Ça n'aura jamais été aussi vrai que lors de cette course en mer baptisée Route du Rhum dont les marins n'ont cessé de boire la tasse à l'heure et dont les épaves ont fait l'objet d'une tentative de démonstration grandeur nature de tri sélectif. Paul Quintin lui même hors course dès les premières heures, constructeur et skipper du trimaran E-Sat/Tri sélectif a offert à son retour depuis sa base de Saint Quay Portrieux à tous les skippers malheureux de récupérer et de gérer les épaves des multicoques hautes technologies qui se sont disloqués dans la tempête en profitant de sa logistique. A défaut de faire briller sous le soleil de Pointe à Pitre les couleurs de son soutien au tri sélectif des déchets le skipper breton dont une partie des constituants de son trimaran étaient déjà des pièces de récupération a proposé le plan recyclage suivant :

- l'association Région Nature qui se consacre à la sensibilisation et à l'information sur le pré-tri sélectif des déchets récupérerait les voiles usagées pour créer des sacs, pochettes ou baille à cordages.

- les pièces de carbone cassées seraient transformées chez Cata Océan, l'accastillage se verrait réutilisé après rinçage et démontage.

- l'électronique serait démontée, les composants toxiques triés et les métaux précieux refondus.

Néanmoins, compte tenu de leur valeur il est probable que les épaves abandonnées soient rapidement récupérées par leurs propriétaires pour se retrouver sur la ligne de départ de nouveaux défis.



Auteurs : Olivier Guichardaz - Bruno Mortgat - Louis Peyret - Dorothèe Laperche